Comment les principes fondateurs de la qualité ont préparé le terrain d’un nouveau régime de confiance dans des systèmes devenus invisibles
Ce premier chapitre ne se limite pas à retracer l’histoire de la qualité industrielle. Il constitue le socle conceptuel de l’ouvrage. Il montre comment, face à la complexité croissante des systèmes productifs puis numériques, les organisations ont progressivement dû apprendre à faire confiance sans voir en déplaçant leurs cadres de jugement, leurs instruments de contrôle et leurs dispositifs de preuve.
Le chapitre établit une continuité intellectuelle entre la qualité industrielle et la confiance numérique en montrant que cette dernière ne constitue pas une rupture mais l’aboutissement d’une longue maturation historique, organisationnelle et normative.
Il introduit dès l’ouverture plusieurs notions clés qui structureront l’ensemble du livre : incertitude systémique, inférence, gouvernabilité, preuve, audit, tiers de confiance.
