PARTIE 3
Cette partie démontre que la confiance numérique, loin d’être neutre, constitue une ressource stratégique au cœur des rapports de pouvoir contemporains.
Le chapitre 7 analyse les infrastructures de confiance (normes, standards, certifications, plateformes) comme des instruments de domination économique, d’influence géopolitique et de souveraineté.
Le chapitre 8 opère une redescente incarnée en montrant que ces infrastructures reposent en dernière instance sur des collectifs humains (auditeurs, évaluateurs, testeurs, inspecteurs) dont le jugement professionnel rend la confiance praticable au quotidien.
Ensemble, ils révèlent que la confiance est à la fois :
- Au niveau systémique et géopolitique, un instrument de pouvoir structurel (chap.7)
- Au niveau institutionnel et anthropologique, une œuvre humaine organisée (chap.8)
Le second chapitre empêche le premier de dériver vers un déterminisme structurel abstrait.
Ce diptyque répond à la question :
Qui gouverne réellement la confiance – et comment ?
